« Le temps passe, tout finira, nous ne sommes rien, et la vie est belle. » Je lis cette phrase, elle me semble tout dire, je ressens au plus profond de moi les évidences qu’elle énumère, elle me convient. Comme elle est entre guillemets, je me demande qui l’a écrite. Je ne tarde pas à trouver que c’est moi.
Un petit frisson me saisit. Satisfaction vaniteuse. Retrouvailles avec quelques mots perdus. De la perte de mémoire comme source de plaisir…