Il y a tant de choses que je ne sais pas faire : cultiver mon jardin, faire pousser mes légumes, attraper du gibier, nourrir une poule. Lâchez-moi dans la nature, même avec un foyer et des allumettes, je ne tarderai pas à mourir de faim.
Quand je tombe sur un de ces romans ou de ces films de SF qui décrivent une Terre d’après l’apocalypse, où l’on ne peut compter que sur soi pour survivre, et que je m’imagine être l’un des rescapés, je ne me vois pas faire de vieux os. Même si je ne suis pas seul, même si je me retrouve dans un petit groupe, j’ignore tout des gestes de survie de base, et j’ai l’impression que rien de ce que je sais ne serait d’aucune utilité dans ces circonstances. Mes compagnons auraient d’autres soucis que celui de m’écouter dire des vers, et ma guitare ne servirait qu’un temps très bref, avant d’aller alimenter le feu.
Enfin, le conteur, les autres doivent accepter pas seulement de l’entendre, mais de le nourrir… 🙂
Bah, les premiers instants de vraie panique passés (certes difficiles), il existe toujours une place pour un conteur, pour celui qui sait prendre un peu de recul par rapport à l’immédiat et qui permet aux autres de rêver – même seulement un peu – et de leur apporter cette distanciation d’avec l’action sans laquelle la Vie n’est guère jouable sur le long terme.
Mais il en faut les moyens…
Quand on est en vie la survie est innée!
Merci Isabelle ! Ce fut un plaisir de te rencontrer enfin…
Un grand merci (un grand braVO) aussi) à Arbon pour la soirée délicieuse qu’il nous a offerte hier à la maison du barreau, avec la troupe Conférence et Compagnie : de la “course à l’argent” au
“cochon qui sommeille”, en passant par les “liaisons dangereuses” : des moments utiles et futiles, des acteurs /chanteur merveilleux dans leur performance et drôles ! ! que du bonheur ! merci !
Isabelle
Dans ces conditions-là, sans aucun doute !
Comme quoi il vaut mieux avoir plusieurs cordes à son arc qu’à sa guitare!