Un paon s’est posté dans un arbre, d’où il supervise les opérations du printemps : les fleurs qui brillent, les nappes sur les pelouses, l’intensité du bleu du ciel, la première cuisson des corps.
Il contemple tout cela de l’air consciencieux d’un régisseur veillant sur son théâtre, satisfait de constater que ce jour-là tout fonctionne à merveille : le réglage de la lumière, la splendeur naturelle du décor, le murmure musical des acteurs, jusqu’au raffinement des accessoires, dont lui-même, subtilement, fait partie.