Remplacez cerf par Groenland, chèvre par Danemark, génisse par France, brebis par Royaume-Uni, ou par toute autre combinaison de pays européens si vous préférez ; puis remplacez lion par Trump : ne dirait-on pas, sous la plume de La Fontaine, une description parfaite de la situation qui est en train d’advenir au sein de l’OTAN ?

La Génisse, la Chèvre et leur sœur la Brebis,
Avec un fier Lion, Seigneur du voisinage,
Firent société, dit-on, au temps jadis,
Et mirent en commun le gain et le dommage.
Dans les lacs de la Chèvre un Cerf se trouva pris ;
Vers ses associés aussitôt elle envoie :
Eux venus, le Lion par ses ongles compta,
Et dit : Nous sommes quatre à partager la proie ;
Puis en autant de parts le Cerf il dépeça ;
Prit pour lui la première en qualité de Sire :
Elle doit être à moi, dit-il, et la raison,
C’est que je m’appelle Lion :
À cela l’on n’a rien à dire.
La seconde par droit me doit échoir encor :
Ce droit, vous le savez, c’est le droit du plus fort.
Comme le plus vaillant je prétends la troisième.
Si quelqu’une de vous touche à la quatrième,
Je l’étranglerai tout d’abord.


Je ne souscris pas à cette analyse car, si pour le président Trump, la loi du plus fort prévaut (mais c’est le cas dans le monde entier) il s’en sert aussi pour mettre au pas les Iraniens et leur projet fou de bombe atomique et débarrasser le monde d’un ignoble dictateur narcotrafiquant. Quant au Groenland, tout se terminera probablement par un “deal” commercial.