Maman a un nouvel accès de faiblesse, mais elle est, Ă©tonnamment, d’humeur chantante. Elle chantonne Coin de rue. Elle fredonne en boucle le dĂ©but de la mĂ©lodie. – C’est quoi, dĂ©jĂ , cette chanson ? – Coin de rue, de Charles TrĂ©net. – Tu l’as connu, Charles TrĂ©net ? – Non.
Je lui donne les paroles. « Je m’souviens d’un coin de rue / Aujourd’hui disparu / Mon enfance jouait lĂ -bas… » Elle les reprend. Je lui demande : – Quelle est ta chanson prĂ©fĂ©rĂ©e de Charles TrĂ©net ? – Celle-lĂ , je crois. – Est-ce que tu te souviens qu’elle a aussi Ă©tĂ© chantĂ©e par Juliette GrĂ©co ? – Ah ? Juliette GrĂ©co, oui… Je crois que je l’aimais mieux par Juliette GrĂ©co.
J’essaye de tĂ©lĂ©charger successivement les deux versions sur mon iPhone, mais le rĂ©seau est trop lent. Je ne parviens Ă lui faire Ă©couter que vingt secondes de l’une et de l’autre. A ma prochaine visite, nous Ă©voquerons le « muguet d’deux sous d’printemps / Nos quinze ans… nos vingt ans / Tout c’ qui fut et qui n´est plus / Tout mon vieux coin de rue ».
