Wikipedia, dont on ne louera jamais assez les inĂ©puisables richesses, nous apprend que « la population britannique ne quitte son Ă®le qu’exceptionnellement, Ă l’occasion, rarissime, d’un enneigement prolongĂ© ».
L’information paraĂ®t surprenante, elle est cependant avĂ©rĂ©e. Je la tire de ma frĂ©quentation rĂ©cente mais assidue du portail ornithologique de l’encyclopĂ©die. Elle est extraite de l’article “pigeon ramier”, et la population dont il est ici question est celle de la gent colombidĂ©e d’outre-Manche.
Le phĂ©nomène est explicitĂ© par l’auteur de l’article, qui indique que si « le pigeon ramier est capable de rĂ©sister Ă des conditions mĂ©tĂ©o telles que la pluie, le froid ou une forte humiditĂ© » (dispositions qui, on le comprend aisĂ©ment, lui permettent gĂ©nĂ©ralement de couler des jours heureux en Angleterre) il supporte mal en revanche « la chaleur torride, l’ariditĂ©, le gel prolongĂ© et l’enneigement au sol ». C’est ce dernier point qui peut le dĂ©cider Ă l’exil.
Question vocalisation, le pigeon roucoule. On ne nous prĂ©cise pas si, en cas d’exode, son irritation ou sa lassitude entraĂ®ne une altĂ©ration de ses roucoulements. Je serais favorable Ă ce que des chercheurs s’intĂ©ressent rapidement Ă la question.
