Vous vous tenez pieds et jambes nus dans l’herbe, et soudain vous ressentez une vive piqûre, impossible à attribuer à un gros insecte ou même à un moustique car vous n’avez rien vu ni entendu. Quelques secondes plus tard, nouvelle piqûre, souvent ressentie aussi par une ou plusieurs autres personnes quand il y en a dans le voisinage. – Ce sont des aoûtats ! Et voilà, un mot a été posé sur la cause de ces morsures anonymes, d’autant plus désagréables qu’elles interviennent en général au cours d’un moment de repos.

J’ai moi-même été victime hier, pendant ma sieste, d’une de ces minuscules mais pénibles agressions. Une petite musique vengeresse m’est venue à l’esprit, en même temps que l’envie d’écrire une « salsa des sales aoûtats ». Comme il faut bien se documenter, même pour une chanson d’humeur, j’ai procédé à une consultation rapide de la page Wikipedia consacrée à ces acariens. Elle m’a appris qu’ils appartenaient à la famille des trombiculidés. Ça m’a réjoui, tellement ça sonne bien. J’en suis là.
PS : pour faire face à un trombiculidé d’un autre genre, je signale que je viens de signer la pétition demandant quelques sanctions exemplaires contre M. Barroso, ci-devant président de la commission européenne et désormais banquier chez les braves gens de Goldman Sachs.


Avant Barroso, l’ex-premier ministre italien ainsi que l’actuel directeur de la Banque Centrale Européenne, Mario Draghi, ont été des collaborateurs zélés de Goldman Sachs. Comme de très nombreux hauts fonctionnaires européens et quelques députés. Goldman Sachs, c’est l’Europe de Bruxelles et la banque sacrifie volontiers la démocratie à la bonne marche du business. N’est-ce pas le président de Goldman Sachs qui déclarait dans les médias américains, pas plus tard que la semaine dernière : “D’une manière ou d’une autre, il faudra de toute façon annuler le Brexit !”. Avec des gens comme ça, notre avenir semble des plus radieux…