Il est de bon ton aujourd’hui de fustiger les mœurs barbares des fous de Dieu islamistes, et le sort qu’ils réservent aux femmes dans leur société. Toutefois, tant qu’on en est à s’intéresser aux comportements religieux hystériques, évoquons aussi celui des moines du mont Athos.
Ces messieurs, chrétiens orthodoxes, vivent comme on sait au nord de la Grèce sur une presqu’île escarpée, laquelle est interdite aux femmes. Leur phobie du féminin, et des tentations associées, est telle que leur règle de vie, qu’on nomme l’Abaton, proscrit non seulement les femmes, mais encore « toute créature femelle » de leur territoire
). Pas de chèvres donc, pas d’ânesses, pas de vaches, pas de juments, pas de chiennes, pas de truies – autant de créatures soeurs des femmes par leur sexe. Deux exceptions cependant : les poules, parce qu’elles donnent des œufs, et les chattes, parce qu’elles chassent les souris.Dans cette obsession de fuir tout ce qui peut rappeler la douceur féminine et son absolue perversité, l’Abaton dispose aussi que les enfants mâles mineurs, les jeunes hommes glabres, et les eunuques, sont pareillement proscrits du territoire.
D’après l’article de Wikipedia duquel je tire ces intéressantes informations, il apparaît cependant que la disposition anti-eunuque est tombée en désuétude. Je considère personnellement que c’est un progrès, grâce à l’émasculation, de voir l’Abaton rompu.