« loin du monde et du bruit, goûter l'ombre et le frais »

Un bouquet de nouvelles chansons

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Le 28 mars 1757, sur la place de l’Hotel de ville (qui s’appelait alors place de Grève) à Paris, se déroula l’une des scènes les plus atroces et honteuses de l’histoire de France: le supplice de Robert-François Damiens, qui avait agressé Louis XV avec un couteau. A la plus extrême cruauté, la “justice” ajouta l’iniquité totale, avec l’arrêt concernant sa famille.

Quand j’ai lu cette affaire dans Michelet, j’en ai été frappé, et meurtri. Je me faisais jusque là l’idée d’un XVIIIè siècle français vif, éclairé, sensuel, intelligent, et je découvrais qu’à Paris, il y a 250 ans, le Parlement, c’est-à-dire les pairs de France, l’élite du pays, pouvaient décider d’une monstruosité pareille, et se repaître de son spectacle.

Comment faire savoir cela? Ou en d’autres termes, pour ce qui me concerne, comment chanter cela? J’ai plusieurs fois tourné autour du sujet, jusqu’à ce que je me décide à l’attaquer de front. Pas d’allusion, pas de commentaire. Les faits, juste les faits, et une musique d’époque d’une insondable et dramatique beauté. D’une certaine manière, cette chanson n’est pas de moi. Elle est de Michelet, et de Mozart.

Ames sensibles s’abstenir.

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Michel TRIHOREAU

Ah oui, j’ai oublié : un peu lent, cependant, ça enlève peut-être un peu de force au texte, non ?

Michel TRIHOREAU

Il y a des vérités historiques tout aussi bonnes à dire que celles d’aujourd’hui. C’est aussi un des rôles de la chanson. Et quand c’est fait avec ce talent c’est tout bénéfice !

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