des mots d'amour et des chansons… c'est bien là tout le nécessaire

Il va de soi qu’après mon dernier article, celui d’aujourd’hui ne pouvait traiter que de la fable l’Ours et les deux compagnons, dans laquelle les compagnons en question vendent à leur voisin fourreur « la peau d’un ours encore vivant / mais qu’ils tueraient bientôt ». Comme ils sont plus forts au baratin qu’à la chasse, l’histoire ne se déroule pas comme ils l’avaient prévu.

De cet incident, nous n’avons que la version de La Fontaine (que voici ci-dessus, fraîchement enregistrée). Il est dommage que BFM-TV n’ait pas été présente à l’époque. Je me demande ce qu’ils en auraient tiré comme reportage. J’imagine une journaliste sur fond de forêt, l’oreillette dans l’oreille et le micro à la main, avec le décalage de son entre le studio et elle qui montre que nous sommes bien en direct : — Alors, Tartempionne, vous êtes sur place, que pouvez-vous nous dire de ce drame qui a failli coûter la vie à deux marchands ? (Un temps) — Et bien oui, Dugenou, je suis sur place et c’est juste à quelques mètres derrière moi que les deux marchands dont vous parlez ont été agressés par une bête sauvage. Les deux hommes ont été transportés à l’hôpital en état de choc, mais leur vie ne semble pas en danger. D’après les premières constatations effectuées par la police, il pourrait s’agir d’un loup, ou d’un gros blaireau, lesquels sont nombreux dans le coin comme me l’a confié un habitant de la région. Mais ne mangeons pas la peau de l’ours

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