des mots d'amour et des chansons… c'est bien là tout le nécessaire

Quand Heinrich Böll écrivit l’histoire du pêcheur dont je me suis inspiré pour Kodjo, il lui donna un titre auquel seul un Allemand pouvait penser : « Anekdote zur Senkung der Arbeitsmoral » (Anecdote sur l’affaiblissement de la conscience professionnelle). Ce n’est pas celui que j’aurais choisi, mais chaque peuple a ses inclinations : les Allemands en ont une pour le concept et la philosophie.

Ça m’a rappelé une plaisanterie qui avait cours autrefois à la foire du livre de Francfort. On y discutait beaucoup de co-éditions, c’est-à-dire d’ouvrages en général abondamment illustrés qui, nécessitant des investissements assez lourds, devaient être financés par plusieurs éditeurs de différents pays. Voilà qu’un ambitieux projet sur l’éléphant est mis en chantier. Vient le moment de la commercialisation, et par conséquent celui du choix du titre le plus à même d’attirer l’attention du lecteur. L’éditeur anglais retient sans hésiter : Hunting the Elephant. Le Français : La vie sexuelle des éléphants. L’Américain : How to make money with Elephants. Et l’Allemand : Die Elephant in zwanzig Volumen.

Quant au Norvégien, il l’appelle Norway my beautiful country, parce que c’est sa seule chance de réaliser quelques ventes.

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

Archives