des mots d'amour et des chansons… c'est bien là tout le nécessaire

Puisque le covid-19 contraint désormais officiellement la France au confinement, il m’a paru judicieux de débuter cette période par la dégustation d’une bonne bouteille. Dans le chais, je suis tombée sur celle-ci : Huis Clos, Saint Julien 2004. Je ne sais pas qui l’avait achetée ou apportée, mais étant donné les circonstances, son nom sonnait comme un appel à la boire que j’ai entendu sur le champ.

Le vin s’est entrouvert doucement dans nos verres, avant d’y déployer la majesté de ses seize ans. Nous avons trinqué à la santé de nos proches, puis commencé à savourer l’un et l’autre de nos huis clos avec une gaieté digne, recueillie, en laissant s’épanouir sur nos papilles et dans nos regards quelques notes, presque agréables, d’inquiétude et de gravité.

(Le covid-19 aurait-il une affinité pour le clos ? Je note que le même jour, l’Allemagne et les Pays-Bas ont ordonné, en même temps que celle d’une liste hétéroclite de lieux publics tels que bars, musées, clubs, cinémas, églises, mosquées, et synagogues, la fermeture pléonastique de leurs maisons closes.)

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