des mots d'amour et des chansons… c'est bien là tout le nécessaire

Je me souviens de nos premières rencontres dans le Marais lorsque j’accompagnais nos fils à l’école, ils avaient cinq ans. Je me souviens qu’Augustin avait trouvé auprès de Blandine et toi une seconde famille, et qu’il revenait toujours enthousiaste de ses séjours chez vous, et des virées en 2CV que tu lui faisais faire sur les chemins en forêt, à Sèche Bouteille, au temps où vous y commenciez les travaux. Je me souviens que c’est là, dans votre salon, qu’un jour de printemps ou d’été 2005 j’ai écrit Où va le monde. Je me souviens que c’est toi qui m’a posé il y a une quinzaine d’années une question cruciale : « Qu’as-tu appris en faisant de la scène que tu aurais aimé savoir quand tu étais chef d’entreprise ? » Je me souviens que c’est grâce à toi que j’ai peu après embarqué dans l’aventure de l’art oratoire à Sciences Po. Je me souviens de la générosité avec laquelle Blandine et toi receviez toute l’équipe, année après année, rue des Guillemites ou à Sèche Bouteille. Je me souviens que vous m’avez à chaque fois ouvert tout grand la porte du domaine quand j’avais besoin d’un lieu pour répéter un spectacle, ou que j’avais un concert en Bourgogne. Je me souviens des séminaires que nous avons animés ensemble, et des parties de tennis, et des chants, et des balades, et des repas, et du piano dans le salon, et des rires… Je me souviens du couple merveilleux que vous formiez avec Blandine. Bienveillants. Attentifs. Généreux. Gentils. Je me souviens de nos derniers échanges et de ta dignité lucide. Je me souviens d’un ami.

3 réponses à Hervé Biju-Duval

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