des mots d'amour et des chansons… c'est bien là tout le nécessaire

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En vue de la mettre sur mon prochain disque, nous avons enregistré une nouvelle version de Trucula Bonbon, enlevée et dansante. Pourquoi ? Parce que la version d’origine, avec son simple accompagnement au piano, passe très bien sur scène, mais pas sur un disque. Trop maigre. C’est la raison pour laquelle Trucula Bonbon est restée jusqu’ici absente de ma discographie.

J’étais assez content, musicalement, du résultat. Cependant, lorsque je l’ai fait écouter dernièrement à la famille de Claudine (ses soeurs, ses frères, et leurs enfants me font le bonheur de me manifester un soutien sans faille depuis le début), j’ai failli déclencher une émeute. – Non, non, non, tu n’as pas le droit de traiter Trucula comme ça ! On trouvera cette nouvelle version en ligne ici :


TRUCULA BONBON MIX 2706
par arbon

L’une de mes nièces fut particulièrement virulente, et avança une argumentation très précise : « Tout le génie de cette chanson tient à son romantisme sexuel, qui consiste à avoir placé, sans que cela soit choquant, des mots comme foufoune et bander sur des arpèges de piano. Tout tient dans cette opposition qui fonctionne miraculeusement. Trucula, c’est une sensualité tendre, un corps qui palpite à la lueur d’une bougie, l’émotion du désir, un rêve humide. Pas du chachacha. »

J’avoue avoir été secoué par cette tirade. J’ai trouvé qu’elle méritait d’être méditée. Du coup, j’ai besoin d’un temps de réflexion, ainsi que de l’avis de mes amis et lecteurs, à qui je fournis ci-après le lien vers un enregistrement live de la version d’origine, dans l’espoir que leurs avis pourront éclairer ma décision.

Trucula Bonbon aux trois baudets

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6 réponses à Trucula Bonbon : polémique sur un arrangement

  • Pour moi à qui il arrive de peser le pour et le contre, sur ce coup truculesque, point de doute : la première version l’emporte. Ta nièce a raison. Pas photo.
    C’est l’élégance, la mesure, la retenue, la poésie, contre le milk-bar, le prêt à consommer, le bruit peut-être, qui trouble l’essentiel.
    Bon été !
    Hervé

  • bonjour jean pierre
    juste un petit mot pour te donner mon avis au sujet de ta chanson trucula bonbon
    je suis heureux que tu me l’ais offerte . la nouvelle version n’est pas aussi belle que la première qui était une véritable fresque pleine de vie et de réalisme .
    bonne vacance … bises
    patrick

  • Je ne prends pas encore parti, mais je rapporte ici les commentaires de Gaëlle Cotte et Frédéric Pagès recueillis sur Facebook :

    Gaëlle Cotte
    A mon humble avis, même si je sais qu’il a fallu du travail pour les arrangements… Je la préfère piano voix aussi… Intime et langoureuse
    comme le sujet…. Hate d’entendre ce nouvel album! Des bises…. 

    Frédéric
    Pagès S’il m’est permis d’intervenir dans cette polémique, pour compliquer un peu les choses, chers Jean-Pierre et Gaêlle,
    je dirai qu’en effet il est vrai de dire que, souvent, ce qui passe sur scène, avec peu de monde (piano et voix en l’occurrence) ne fait pas
    forcément un cd. La musique enregistrée a besoin d’un travail spécifique de façonnage du son et du matériau musical pour donner sa mesure. Dans le cas de cette chanson adorable je
    suis plus convaincu, pour un cd, par la version orchestrale telle que tu viens de l’enregistrer, Jean-Pierre. Mais il manque peut-être une goutte de piment, un zeste de quelque
    chose, peu de chose en vérité pour que Trucula donne toute sa lumière…

  • Décidément cette Trucula sème la zizanie dans les familles!

  • Si le jugement de l’estimable commentateur qui me précède est d’ordinaire à l’abri de la critique, sur ce coup là, je disconviens respectueusement, au profit de l’analyse de ta nièce.

    J’y ajoute que, dans mon esprit, Trucula Bonbon est une confession dont l’arrangement au piano préserve la pudeur et l’intimité indispensables à la subtilité de l’exercice. Et puis franchement,
    donner plus de corps à Trucula… ce serait faire injure à l’intéressée.

    A la limite, un arrangement progressif à l’image de ceux mis en oeuvre sur “Rue des petits carreaux” ou “Il pleut au paradis”, ou un accompagnement au piano un peu plus dense, mais j’ai bien
    conscience que la chose est plus simple à écrire qu’à réaliser !

  • Eh oui, l’une a d'”ardents supporters” et l’autre des “suppôts patentés”…
    En gros faut-il rajeunir cette Trucula avant de la faire remonter sur scène? Compte tenu de la nature de son numéro, ça me paraît plus prudent.

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