« loin du monde et du bruit, goûter l'ombre et le frais »

Les Taupes, dont j’ai publié le texte la semaine passée, est une chanson qui date de cet été. (On peut l’écouter au bas de cet article). Je crains qu’elle ne soit pas promise à un grand avenir, car depuis sa naissance, je ne l’ai guère chantée. J’ai privilégié sa jumelle, qui d’ailleurs ne lui ressemble pas, et dont je parlerai un jour prochain.

Car elle a une soeur jumelle, nommée Jeunesse, conçue et née en même temps qu’elle. Lorsque j’ai expliqué récemment sur ce blog comment naissait une chanson, je n’ai pas évoqué le cas de naissances multiples, qui n’est pourtant pas si rare.

Tout démarre dans les limbes. On est à la guitare, en mode rêveur, quelques notes vous viennent, et trois mots qui tiennent dessus. On les repère, on joue un moment avec. Si on est vraiment d’humeur féconde, naturellement on poursuit, toujours en mode rêveur, et souvent une autre mélodie arrive, et d’autres paroles qui s’accrochent à elle. Ça se fait sans y penser. Si bien que lorsqu’on revient à soi, on se retrouve avec deux, voire trois embryons de chansons.

On s’efforce alors de les nourrir, et de les faire grandir : c’est le processus que j’ai comparé à la reconstitution de fragments en archéologie. Dans le même temps, on les évalue. Presque toujours, il y en a un qui s’impose, et les autres retournent au néant. Mais il arrive aussi qu’ils se développent ensemble jusqu’au terme.

jumelles.jpg

Après, pour les chansons comme pour le reste, c’est la vie qui fait le tri : les circonstances qui entourent leur venue au monde, les ressemblances ou les dissemblances avec leurs aînées, leur personnalité plus ou moins forte, tout cela fera qu’elles trouveront leur place dans mon répertoire, ou qu’elles demeureront dans le silence.


Taupes
par arbon

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