des mots d'amour et des chansons… c'est bien là tout le nécessaire

On n’emploie plus guère le mot de récital, ni celui de tour de chant, pour désigner un spectacle composé de chansons simplement interprétées, en public, sans chorégraphie ou grands jeux de lumières.

Aussi ce fut un plaisir inattendu de découvrir que les soirées que j’ai données lors de notre récent séjour en Italie, dans les Pouilles, étaient qualifiées sur le programme de récitals. (C’est peut-être parce qu’ils sont postés légèrement à distance de l’évolution de notre langue que les étrangers savent encore employer le mot juste, en négligeant son caractère désuet.)

Mais le vrai plaisir a été de me confronter à un répertoire que je n’avais jamais chanté en concert : Göttingen, Syracuse, Les feuilles mortes, La bohême, Que reste-t-il de nos amours, La complainte de la butte, La javanaise, La vie en rose… Autant de joyaux que je me suis appropriés avec gourmandise, sans complexe, heureux de partager avec des Italiens délicieusement francophiles quelque chose de l’âge d’or de notre chanson.

2 réponses à De Göttingen à Syracuse

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